Info du mois : La Propolis

11 octobre 2010

La Propolis

La Propolis : un produit de la ruche formidable.

 

La propolis

Le terme vient du grec, pro = devant, en avant, en faveur, en défense, polis = cité, car un tapis de propolis est placé à l'entrée de la ruche, afin que les germes pathogènes rapportés par les butineuses soient détruits avant que celles-ci entrent dans la ruche qui doit être stérile.

 

La propolis était bien connue des grands prêtres de l'Ancienne Egypte qui étaient en même temps médecins et chimistes. Ils l'ont largement utilisée pour embaumer leurs momies.

Aristote l'a citée comme remède contre les blessures enflammées. Elle a été évoquée par Varron et par Galien.

Dioscoride pensait qu'elle venait du styrax, l'arbre qui fournit le benjoin.

Pline l'Ancien a été plus juste. Il disait que les abeilles allaient la retirer des résines des saules, des peupliers, des marronniers et des bourgeons d'autres plantes.

Avicenne, dans son ouvrage sur la « médecine contemporaine » distinguait la cire blanche et la cire noire. Il considérait cette dernière comme un déchet de l'activité de cueillette des abeilles. Cependant, il écrit qu'elle a la propriété de retirer la pointe des flèches et les épines du corps.

Elle fait toujours partie de la médecine populaire dans les pays d'Europe de l'Est.

 

En Géorgie où on l'utilise aussi bien contre les rhumatismes que contre les angines ou les brûlures, on frotte les jouets en bois des enfants avec de la propolis.

Ce n'est que depuis les années 50 que les scientifiques se sont penchés sur sa provenance, sa composition et ses propriétés.

H. Suchy, S. Scheller, J. Zavadski, (Pologne) l'ont utilisée en gynécologie et dans les cancers du sein.

 

N. Mihailescu, C. Gorgos, T. Volzinsky (Roumanie) ont montré son efficacité dans le traitement des goitres. Ils supposent qu'elle agit comme bio régulateur, stabilisateur eurythmique en réactivant les fonctions de l'organisme, la capacité de défense et d'adaptation.

 

Pour eux, la propolis est une substance extraordinairement précieuse.

 

S. H. Karimova et E. I. Rodionova (Urss) obtinrent d'excellents résultats sur les bacilles de Koch.

 

Dès 1958, Fenereisl avait déjà constaté qu'elle freinait la croissance des bacilles de Koch.

 

S. T. Nicoloff et V. Todoroff (Bulgarie) ont montré son efficacité dans les colites aigues et les rectocolites, qu'elle agit sur le système nerveux végétatif, active le péristaltisme et réduit les flatulences. Le sommeil se rétablit normalement et les symptômes de neurasthénie disparaissent.

 

V. F. Orkin et S. I. Douschansky ont constaté qu'elle ralentissait l'activité biochimique des streptocoques et des staphylocoques et qu'elle neutralisait en partie les toxines qu'ils émettent.

 

En 1963, Lindelfelser (Usa) constatait un effet complet sur les bactéries et les champignons mais aucun sur les levures.

 

Nutschnik (Urss) annonce un effet anesthésique 2 à 5 fois plus fort que la cocaïne.

 

Enumérer la liste complète de toutes les études effectuées serait fastidieux, mais en résumé, nous constatons qu'elle :

  • Renforce de façon globale la résistance spécifique du corps aux infections ;
  • Elle accroît les performances,
  • Prévient de façon naturelle les troubles prématurés liés à l'âge,
  • Conforte en cas de stress la vitalité physique et intellectuelle,
  • Stimule la digestion, le cœur et la circulation.
  • Par son action sur le thymus, elle entraîne une production accrue d'anticorps et renforce ainsi le système d'autodéfense ;
  • C'est aussi par son action sur le thymus qu'elle a un effet bénéfique en cas de stress par son influence sur les deux hémisphères cérébraux.
  • Elle agit comme stimulant sur l'alimentation normale de la cellule.
  • Elle a été utilisée avec succès par des vétérinaires chez des animaux et en particulier en cas de fièvre aphteuse.
  • Ses propriétés bactéricides, bactériostatiques, antivirales, antimycosiques et analgésiques sont maintenant bien connues.

La propolis est un amalgame.

 

Quand une abeille chargée de recueillir les baumes arrive à la ruche, elle est reçue par une consœur qui l'accueille avec de la cire ; celle-ci va la malaxer avec le baume gluant et très collant, incorporer des secrétions de ses glandes salivaires et du pollen ; la ruche sera entièrement tapissée, toutes les fentes obstruées, pour que le milieu soit étanche et parfaitement aseptisé.

Les abeilles récoltent les baumes au printemps lorsque la température atteint au moins 18°C, quand les végétaux les exsudent autour de leurs bourgeons. Telle qu'on la recueille dans la ruche c'est un mélange complexe de diverses substances naturelles. Elle contient 50 à 60 % de résines aromatiques, 20 à 40 % de cire, 5 à 10 % de pollen, des huiles éthériques, des corps gras, des acides aminés, des acides organiques, des traces de fer, cuivre, manganèse, zinc, etc., diverses vitamines, des sécrétions des glandes salivaires et surtout des flavonoïdes en forte concentration. Ces flavonoïdes contenus dans les baumes qui enrobent les bourgeons au printemps avaient été produits l'été précédent, acheminés et stockés dans les racines par la sève descendante avant la chute des feuilles. Ils sont élaborés par les végétaux au moment de la photosynthèse pour se protéger eux-mêmes des germes pathogènes, des rayons cosmiques, ultraviolets, infrarouges, gammas, etc ; sans cette protection les feuilles et bourgeons grilleraient sous le soleil par temps calme et les jeunes bourgeons pourraient être attaqués par les bactéries, virus, champignons, etc...

 

On ignore encore les propriétés des sécrétions des glandes salivaires des abeilles, mais elles ne sont peut-être pas neutres. Par contre on sait que les flavonoïdes sont présents dans presque tous les médicaments à base de plantes et les aliments d'origine végétale. Ils ont une influence sur le goût de ce que nous mangeons et buvons. Ils sont solubles dans les graisses mais certains peuvent se lier à des sucres (glucosides) qui sont solubles dans l'eau. On comprend ainsi avec quelle facilité les flavonoïdes libres ou composés peuvent atteindre leur but. Leur nombre est impressionnant, peut-être plusieurs milliers en raison de la diversité de la végétation sur toute la planète.

Le Pr. B. Havsteen à l'université de Kiel en avait déjà dénombré 500 dans les années 80. Si la plupart ont des propriétés bactéricides, antifongiques, antivirales, certains ont en outre des propriétés spécifiques comme par exemple protéger la vitamine C de l'oxydation. Leur action contre la pollution est importante ; certains font des composés avec les métaux lourds que l'organisme peut alors éliminer facilement ; d'autres interviennent pour neutraliser et éliminer les goudrons provoqués par les fumées du tabac et du pétrole, nocifs pour les membranes des cellules. Certains ont des effets très variés : ils participent à la régénération des tissus en éliminant les cellules mortes et favorisant la création des nouvelles cellules ; ils interviennent dans la formation du collagène, ce qui explique l'action bénéfique de la propolis dans l'entretien des vaisseaux sanguins ; d'autres ont pour propriété de remédier aux dérèglements hormonaux ; ceci est remarquable dans la pré-ménopause et la ménopause, la propolis supprime les bouffées de chaleur. Ils régularisent la présence des candidas albicans qui normalement vivent en symbiose dans notre tube digestif mais qui deviennent facilement pathogènes ; les flavonoïdes les remettent vite à leur place.

Enfin curieusement, si la propolis détruit tout germe pathogène, elle laisse intactes les bactéries et levures qui vivent en symbiose avec l'homme.

 

Mais c'est sans doute par leur action antivirale qu'ils rendent à notre époque les plus grands services. Rakker a expérimenté en laboratoire l'action des flavonoïdes sur des cellules cancéreuses d'oiseaux ou d'animaux de laboratoire atteints de cancers provoqués par des infections virales. Quand il a donné des flavonoïdes aux cellules, celles-ci perdirent toute trace de maladie.

 

Sans propolis, les abeilles qui vivent 24h/24 hyper-concentrées jusqu'à une par centimètre cube environ dans leur ruche, aussi pressées que les hommes dans le métro aux heures de pointe, connaîtraient immanquablement des épidémies qui décimeraient vite la colonie. Les anciennes civilisations le savaient et en usaient. De tout temps, les hommes ont pillé une partie de leur miel, de leur cire et de leur propolis ; depuis près de 30 ans, ils les obligent même à « propoliser » davantage en installant une grille sur le haut de la ruche et comme ces petites bêtes ont horreur des trous, elles les obstruent.

Depuis 50 millions d'années qu'elles vivaient ainsi sans problème et sans mutation (ce n'est que depuis peu que l'homme avide, orgueilleux et inconscient, perturbe et détruit la nature avec sa chimie) on comprend quel parti on peut tirer de ce produit.

Cependant, si ces légères petites bêtes sont rassurées parce qu'elles vivent entourées de propolis, ce n'est pas quelques milligrammes de ce produit qui peuvent suffire à l'homme qui en outre, évolue à notre époque dans un univers pollué.

 

Tous les problèmes dus à la présence de bactéries, virus, champignons et tous autres germes pathogènes ainsi que pour toutes perturbations du système immunitaire, du métabolisme et les dérèglements hormonaux relèvent de l'utilisation de la propolis.

Il n'y a jamais d'accoutumance ni d'auto-résistance aux flavonoïdes. Si dans de nombreux cas, deux ou trois prises de 2 gélules chaque jour sont suffisantes, dans d'autres 4 ou 5 prises quotidiennes voire plus, peuvent être nécessaires et généralement avec des résultats spectaculaires. S'il est difficile ici de préciser un dosage pour chaque utilisateur, chacun pourra se baser sur l'importance et la virulence de son propre cas.

Il n'y a jamais d'effet secondaire (sauf les personnes allergiques aux produits de la ruche) dû à l'utilisation de ce produit ; au contraire, il est bon de rappeler qu'outre leur action sur tous les germes pathogènes, certains flavonoïdes agissent en profondeur sur le terrain (cher à Claude Bernard), ce qui explique d'excellents résultats dans certains cas difficiles. Il n'est pas aisé non plus d'indiquer les longévités et/ou les renouvellements de cure, mais chacun comprendra qu'après la fin des symptômes on peut diminuer progressivement le nombre de doses quotidiennes jusqu'à les supprimer complètement, sauf dans les cas très lourds où il serait bon de prendre une gélule chaque jour à vie.

Voici quelques décennies, il a été trouvé un morceau d'ambre contenant une abeille, daté de 50 millions d'années. Cette abeille a été étudiée et n'en déplaise à Darwin, on a constaté que celles d'aujourd'hui n'ont subi aucune évolution ; grâce à la propolis ?

 

Utilisée soit en

  • Gélules (action générale)
  • Poudre (action générale avec contact buccal)
  • Spray (action buccale)
  • Spray nasal (pour soulager "le nez bouché")
  • "Comprimés" (action en dentisterie et hygiène de la bouche)
  • Crème (action sur l'épiderme).

 

En conclusion, si aujourd'hui l'homme faisait preuve d'un peu plus d'humilité et de prudence, il continuerait de faire confiance à la nature comme avant lui l'ont fait ses ancêtres de façon empirique mais observatrice et intelligente ; alors que nous avons maintenant les moyens de constater et comprendre comment la nature met à disposition ce qui peut nous être utile, il refuserait d'enrichir les apprentis sorciers qui s'évertuent à créer de nouvelles molécules qui ont pour objet d'exterminer ces indispensables et précieux insectes.

 

Sources :

Laboratoire "phyt-inov"   http://www.phyt-inov.com/

Laboratoire "La Royale"   http://www.la-royale.com/

Olivier Laurent "Soignez-vous avec le miel" edts De Vecchi

 
 
 
 
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