Info du mois : Jacques Vernerey

28 novembre 2014

Jacques Vernerey

Petite info très courte ( comme souvent ), afin de vous faire part du blog de Jacques VERNEREY.

Un ami


http://crossingminds.blog4ever.com/


Pas en relation avec la naturopathie mais avec une idée philosophique du sport  .......


Ne pas hésiter à promener votre oeil sur ses lignes.

Plusieurs articles sont actifs.


En ce qui me concerne, je suis allé de suite sur  :

 

  • Capitaine de ta vie

  • Tourments de l'âme (Voir ci-dessous le texte de Jacques Vernerey)

 

"Les matins de l'âme

L'humeur est souvent bien différente d'un matin à l'autre.

Le réveil est tantôt « agrémenté », provoqué par un stress des pensées de la journée à venir : crainte d'être en retard, peur d'oublier, rappel insistant des urgences, des conflits en cours, des dossiers à traiter.....

C'est au réveil aussi que les rêves font parfois ressurgir des personnes, des situations et des pensées, agréables ou pas, qui s'incrustent sans raison apparente ravivant le passé heureux ou malheureux....

Ou encore à l'occasion, ce sont des « flashes, des visions, des ambitions » qui nous dessinent leurs contours éclairant ainsi la journée d'une alternative à la routine du quotidien et laissant entrevoir un « Rêve d'Avenir ».....

On peut aussi être saisi d'une énergie, presque d'une frénésie qui donne l'envie simple de se lever pour bouger, écrire, s'activer, créer, imaginer .....

Tout comme la sensation est parfois bien réelle de se sentir totalement plombé, sans aucun goût ni aucune volonté de se lever pour affronter une journée qui semble se présenter sans aucune saveur.....

Une fois debout,

Tout cela, dans la plupart des cas, finit par se dissiper lorsque le rythme des habitudes reprend le dessus en ne laissant que peu de temps ou de prise aux « rêveries » du Passé et/ou du Futur.

Mais ces pensées sont aussi capables de nous accompagner longtemps dans la journée la rendant plus ou moins sombre ou lumineuse, active ou somnolente, euphorique ou dépressive.

Il faut pourtant apprendre à se faire des amis de ces « aspirations » qui préfigurent, forgent, affermissent et questionnent le sens actif de notre vie.

Souvent accompagnées  d'émotions parasites qui ravivent les sentiments de doute, d'instabilité et d'illusions, il  faut apprendre à les dépasser pour en faire un questionnement riche, un renforcement positif et une disponibilité plus objective à notre environnement.

Nous ne voulons pas que ce soit l'humeur du jour qui prescrive nos conduites.

Le luxe de prendre le temps de pleurer sur son sort n'est pas donné à tout le monde et, d'un autre côté, il n'est pas si simple de ne pas tout ramener à sa petite personne.

La baisse de moral (peut-être de Morale) qui conduit régulièrement à des phases cycliques de dépression intercalées de grandes euphories, assaille celui qui se mesure à des valeurs insuffisamment « imprégnées » de sagesse.

Passé le temps « réconfortant » du repli sur soi ou de la recherche d'épaules secourables ou d'oreilles attentives, il n'y a pourtant d'autre issue que de «reprendre le dessus » et d'adopter une expression résolument positive.

Car ces périodes cafardeuses auxquelles personne n'aspire marquent très certainement des étapes nécessaires de questionnement, de restitution et de renaissance.

Il en serait ainsi de : 

  • La tristesse de l'éloignement de nos proches qui devrait s'effacer en expression de joie d'un amour ou d'une amitié si pleinement partagés, si riches d'échanges et de communion de valeurs même à distance

  • Du découragement d'un match perdu qu'il soit sportif, professionnel, familial ou personnel qui devrait être rapidement contrasté par la satisfaction « d'être toujours en jeu » et la détermination à affronter la prochaine échéance avec davantage de conviction au travail et de foi dans les partenaires du projet

  • La douleur d'une rupture au-delà de l'impression d'échec qui devrait se transformer en enseignement de vie, en rénovation de nos valeurs et en appropriation d'un nouvel espace de liberté

Ces « petits » problèmes dont nous prenons si facilement ombrage nous détournent de notre vocation première : Apprécier l'autre et l'instant, c'est-à-dire AIMER.

Ainsi, au lieu de passer du temps à écouter, à regarder, à pressentir les fantômes de son destin, il s'agit en tout premier lieu de savoir apprécier les Anges de sa vie :

Ces personnes qui offrent un espace, un coup de pouce, un échange, une expérience, une attention....

Leur présence, constante ou éphémère, fait oublier celle de ces fantômes qui ne nous rappellent que nos insuffisances.

Il faut ainsi se mettre à l'écoute, se rendre disponible, convaincu qu'un message est à capter à  chaque instant :

  • Se laisser « inspirer » au sens propre et figuré,

  • Comprendre les signes qui nous tendent la main,

  • Trouver la profondeur de sens que donne chaque échange ....

Et il ne faut en négliger aucun ni « l'Anodin » qui provoque une forme d'indifférence, ni « l'Agressif » qui rétracte et fait se protéger, ni « le Bavard » qui fatigue, ni « Le Problème de l'autre » qui n'est pas le tien (qui sait ?), ni « La Rumeur » qui fait saliver, ni « l'Absence de réponse » qui laisse perplexe, ni « l'Ami »qui interroge et sollicite.....

Mais alors qu'il n'est déjà pas évident de s'apprécier suffisamment soi-même, il faudrait aussi savoir appréhender l'Autre et lui donner une considération qu'on ne s'octroie même pas ????

Il est vrai que le regard que nous jetons sur l'Autre (et qu'il jette sur nous) dépend beaucoup plus de nos attentes et de nos repères que des siens (et réciproquement)

Le jugement posé sur nous et sur l'Autre est certainement un bien plus grand ennemi que de n'en avoir aucun !

Si « Aimer est exigeant » c'est en priorité à partir d'une plus grande écoute et d'une plus grande indulgence vis-à-vis des expressions des Autres et de nous-même.

 

Il est beau ce matin qui s'offre ! "


 




 
 
 
 
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